Choc à Paris : un ex-enseignant jugé pour viols sur une enfant handicapée
La capitale est à nouveau secouée par une affaire de mœurs impliquant une victime particulièrement vulnérable. Un ancien enseignant octogénaire comparaît pour des faits d’une extrême gravité commis au sein même du cercle familial. L’enquête révèle un drame qui aurait duré plusieurs années dans l’ombre d’un appartement parisien.
Un ancien enseignant face à de lourdes accusations
Un retraité de l’éducation nationale, âgé de 81 ans, a été placé sous statut de mise en examen. Les chefs d’accusation retenus contre lui concernent des viols et des agressions sexuelles perpétrés sur une enfant en situation de polyhandicap.
La plaignante n’est autre que la fille handicapée de son compagnon. Les faits se seraient déroulés dans le IIIe arrondissement de Paris sur une période s’étendant sur trois années.
L’alerte donnée par l’école
C’est au sein de l’établissement scolaire que l’affaire a éclaté au grand jour. En 2025, les enseignants ont recueilli les confidences troublantes de l’enfant et ont immédiatement transmis ces informations au parquet.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune victime aurait révélé avoir été violée de manière répétée par son beau-père. En raison de ses difficultés d’expression liées à son handicap, elle a été entendue dans des conditions adaptées par la brigade de protection des mineurs.
Un contexte familial complexe
La situation familiale ajoute une dimension supplémentaire à cette affaire. Les enfants du foyer ont été placés sous mesure de protection, leur mère résidant actuellement en Afrique et étant absente du domicile.
Les autres filles de la famille, également entendues par les enquêteurs, n’ont rapporté aucune agression de la part du suspect, ce qui complexifie l’établissement des faits.
Une défense qui conteste fermement
Face aux magistrats instructeurs, l’octogénaire a catégoriquement nié les accusations portées contre lui. « Je vous assure que je ne suis pas du tout pédophile », a-t-il déclaré lors de son audition.
Son conseil, Me Philippe Benamou, adopte une ligne de défense offensive. L’avocat conteste vigoureusement les accusations en soutenant qu’aucun élément matériel ne vient corroborer les déclarations de la victime.
Une stratégie défensive basée sur l’absence de preuves
La défense insiste sur le caractère testimonial de l’affaire. Me Benamou souligne qu’il s’agit d’une affaire de parole contre parole, sans éléments tangibles à l’appui de l’accusation.
L’accusé a avancé plusieurs arguments pour sa défense. Il affirme ne plus avoir d’érection et indique n’avoir effectué que des recherches de pornographie homosexuelle sur son téléphone portable.
Les modalités judiciaires en question
L’avocat de la défense a formulé une proposition alternative à la détention provisoire. Il suggère que son client soit placé sous contrôle judiciaire et autorisé à résider en province durant toute la durée de l’instruction.
Cette demande intervient dans un dossier où les investigations devront établir précisément la réalité des faits dénoncés et la crédibilité du témoignage d’une enfant particulièrement fragile.

